Circle father and the surrogate who helped him interviewed by Swiss newspaper

Newspaper

 

tribute-geneve-circle-surrogacy-350French language Swiss newspaper, La Tribune de Geneve, interviewed Michelle, a Circle Surrogacy surrogate, Michael, the father of twins for whom she carried, as well as Circle Surrogacy staff, as part of an article focused on surrogacy, a very controversial topic in France, where legalization of the procedure is presently being debated.  Michelle and Michael shared their surrogacy experience with a group of people attending a seminar on surrogacy organized by the New York LGBT center. The article provides insight on what gestational surrogacy is all about, the costs associated with the process and attempts to understand Michelle's motivations at becoming a surrogate.

See below translated excerpts from the article in La Tribune de Geneve, June 2008

 

I, Michelle, 37 years old, a lawyer and a surrogate mother

Whilst France considers legalizing surrogacy, an American surrogate shares her story alongside a father for whom she carried twins

By Jean-Cosme Delaloye, New York

A woman, a man and two babies. Michelle Thomas, a tiny woman of 1.54 meters with short hair and a hearty laugh, and Michael D., an actor, with a healthy tan, at first glance project the image of traditional parents. The story the couple shares with forty people, this evening in late June, in a room at the gay and lesbian center of New York, is the least bit traditional. Michael D. is gay. He spent a total of 100,000 francs for Dimitri and Ioanna, twins who were delivered three months ago by Michelle Thomas.

The 37 year old woman is a lawyer in South Dakota. Divorced, she raises on her own her 6 ½ years son Jacob. "I wanted to be pregnant again but no longer wanted to raise another child given my current situation," she explains. "So I decided to become a surrogate mother."

The couple met through Circle Surrogacy, a Boston-based agency. "We spend a lot of time studying the profiles of surrogate mothers and those of our customers," says Ron Poole-Dayan, head of marketing for Circle Surrogacy.

 

 

Français

See below for excerpts from the original article in French.

Moi, Michelle, 37 ans, avocate et mère porteuse

 

Alors que la France réfléchit à légaliser la maternité pour autrui, une mère porteuse américaine témoigne de son expérience aux côtés du père des enfants qu’elle a mis au monde.

 

JEAN-COSME DELALOYE NEW YORK

 

Une femme, un homme et deux landaus. Michelle Thomas, un petit bout de femme de 1,54 m aux cheveux court et au rire franc, et Michael D., un acteur au teint hâlé, projettent à première vue l’image de parents traditionnels. L’histoire que le couple s’apprête à partager avec la quarantaine de personnes présente en ce soir de fin juin dans une salle du centre pour gays et lesbiennes de New York, n’a pourtant rien de classique. Michael D. est homosexuel. Il a dépensé au total 100 000 francs pour avoir Dimitri et Ioanna, les jumeaux mis au monde il y a trois mois par Michelle Thomas.tribune-de-geneve-circle-article-350

La femme de 37 ans est avocate commise d’office dans le Dakota du Sud. Divorcée, elle élève seule Jacob, son fils de 6 ans et demi. «Je voulais de nouveau être enceinte mais ne souhaitais plus élever un autre enfant dans ma situation, explique- t-elle. J’ai donc décidé de devenir mère porteuse».

A l’heure actuelle, une mère porteuse gagne entre 25 000 et 30 000 francs pour une première grossesse aux Etats-Unis. L’avocate l’avoue: cette rémunération a rendu la démarche intéressante. «Mais par rapport à ce que j’ai dû endurer, ce n’est pas énorme, explique-t-elle. J’ai dû me faire des injections quotidiennes dans le ventre pendant six mois avant de tomber enceinte. J’ai perdu le premier bébé et ai finalement accouché par césarienne. »

Quand il raconte la fausse couche, Michael D. se met à pleurer. «C’était horrible, mais je me dis qu’il y a une raison à tout ce qui arrive.» A ses côtés, la jeune femme parle de son sentiment de culpabilité. «Contractuellement, Michael avait le droit à deux autres tentatives et j’avais peur que le problème se reproduise, glisset- elle. J’ai même appelé une voyante.»

Le couple s’était rencontré par le biais de Circle Surrogacy, une agence basée à Boston. «Nous passons beaucoup de temps à étudier les profils des mères porteuses et ceux de nos clients», assure Ron Poole- Dayan, responsable du marketing chez Circle Surrogacy.

Trois mois après la naissance de Dimitri et Ioanna, Michael D. et Michelle Thomas continuent à s’appeler régulièrement. «Nous ne sommes pas une famille, mais sommes liés, explique le père des jumeaux. C’est important car je pourrai dire un jour à mes enfants d’où ils viennent.» De son côté, la mère porteuse pense sérieusement à «louer son ventre» une nouvelle fois.